Bienvenue à Casablanca, une ville jeune et moderne offrant toutes les commodités qui rendent les grandes villes si charmantes. Avec son grand front de mer, la ville bénéficie d’un climat méditerranéen doux et est un endroit agréable à vivre toute l’année.
Dès votre arrivée à l’aéroport, vous recevrez la confirmation que Casablanca est une ville cosmopolite qui séduit les cœurs du monde entier, reflétant une réelle diversité sociale. À tout moment de la nuit ou du jour, vous remarquerez que la ville regorge d’une énergie contagieuse sans fin, qui alimente l’innovation dans tous les domaines : affaires, sports, culture, arts, architecture…
Son architecture et sa culture reflètent la riche histoire de la ville, en particulier le mélange art déco et mauresque. La mosquée Hassan II (la deuxième plus grande en Afrique, achevée en 1993) possède le plus haut minaret du monde, mesurant 200 mètres de haut. La scène des restaurants de Casablanca est elle aussi imprégnée de la saveur multiculturelle de la ville : des fruits de mer frais à la cuisine française en passant par la cuisine marocaine traditionnelle, vous n’aurez jamais besoin de manger deux fois la même chose !

Claire, le portrait
Faire connaissance avec Claire
Salam. Présente-toi s’il te plaît.
Je m’appelle Claire, j’ai 35 ans, je suis française, convertie à l’islam.
Pourquoi es-tu partie au Maroc ? Es-tu en famille ? Si oui comment se passe l’école ?
Je suis partie à l’étranger car je voulais changer de vie (et sûrement un peu pour fuir l’ambiance morose de la France). Cela faisait plus de 10 ans que je travaillais dans la même boîte. J’adorais mon boulot, mes collègues. J’avais ma maison, mes enfants allaient à l’école musulmane, ma famille n’habitait pas très loin. Bref, j’avais une vie dont je n’avais pas à me plaindre. Mais j’avais besoin de changement. Je suis partie avec mes 2 enfants et mon mari qui a également quitté son CDI.
J’ai inscrit mes enfants dans le primaire privé marocain. Pour le grand, ça s’est très bien passé. Pour le petit, il ne s’est pas adapté au système marocain (le manque de bienveillance des professeurs). Mes enfants (CE1 et CM1) avaient déjà un bagage en arabe car ils étaient issus du système bilingue franco-arabe en France, donc pour ça, ça n’a pas été une difficulté. Le plus dur a été l’adaptation au système et la dureté des professeurs marocains.
Que fais-tu à Casablanca ? Comment ça se passe avec les collègues ?
Aujourd’hui, je ne suis plus à Casablanca, je suis revenue en France. Mais j’avais trouvé un poste de Business Manager pour un investisseur marocain qui désirait lancer une activité dans le luxe et le « modest fashion ». Je suis restée 4 mois dans l’entreprise ; mon mari ayant trouvé du travail par la suite, j’ai décidé de prendre du temps pour moi.
Avec mes collègues, nos relations étaient cordiales, mais j’ai eu beaucoup de mal avec leur manière de travailler : manque de sérieux, de confiance, de professionnalisme. J’ai ensuite repris une activité comme assistante pour des Marocaines (originaires de France) qui vendaient du matériel Montessori, et j’étais en parallèle professeur de français dans une faculté d’ingénieurs. C’était plus sympa car les gens que je fréquentais étaient de culture française, donc ça passait beaucoup mieux.
Vie quotidienne, culture & religion à Casablanca
Qu’est-ce que tu apprécies particulièrement à Casa ?
À Casablanca, il y a tout ! Et je trouve qu’il y a un potentiel énorme économiquement. Énormément d’entrepreneurs s’installent là-bas pour ces raisons. Au-delà de ça, il y a tout également pour les enfants : écoles, activités extra-scolaires, sorties.
Casablanca reste très accessible depuis la France, donc on ne s’éloigne pas trop de nos familles. La ville est proche de beaucoup d’autres (Marrakech, Fès, Tanger en TGV), on peut visiter facilement le Maroc en week-end. Mais ce qui me plaît le plus, c’est le climat : il fait bon la plupart du temps. J’ai besoin de soleil pour être bien moralement, et à Casablanca je suis servie ! Il y a aussi l’océan et la plage que j’adore.
Qu’y a-t-il à découvrir comme endroits sympas à Casa ?
J’aime aller au café au dernier étage des Twins, il y a une vue imprenable sur la ville, la mosquée et l’océan. La mosquée Hassan II bien sûr et son esplanade. Sinon, avec mes amies, on emmène très souvent nos enfants à la forêt de Bouskoura.
Où sortir pour se relaxer et manger à Casablanca ?
À Casa, on peut aller partout, c’est génial ! On ne se casse pas la tête avec la viande halal ou non. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses : fast-foods, restaurants gastronomiques, petits restaurants dans les souks. Mon plaisir, c’est aller manger du poisson frais au bord de la mer, avec un bon verre de thé et la vue sur la mer.
Profites-tu de ton temps libre pour découvrir la région ?
J’allais à Marrakech, une ville à connaître pour se promener dans les petites rues du souk près de la place Jamaa el Fna. Tout le nord du Maroc est super sympa : propre, joli, très agréable. Tout le pays est magnifique et dépaysant, c’est un vrai bonheur de le visiter et ça ne se termine jamais !
Parle-nous de la culture locale.
Il y a quelque chose que je ne trouve pas en France : il y a toujours des personnes prêtes à aider, même si on ne le demande pas. Combien de fois des gens m’ont accostée pour me donner un conseil, me rendre service, m’aider quand j’étais perdue. Je ne me sens pas seule au Maroc. Vous allez peut-être trouver ça idiot, mais je trouve qu’il y a encore cette idée qu’il faut protéger la femme, et j’en ai clairement bénéficié.
On dit que Casablanca n’est pas au top côté sécurité. Je n’ai jamais eu d’expérience négative, mais je me préserve au maximum en évitant les lieux bizarres et les sorties seule la nuit. Casablanca est une ville sale, mais on voit qu’il y a des améliorations (pistes cyclables, jardins publics) et c’est ce que j’aime.
Y avait-il un mythe sur le Maroc avant que tu viennes ?
Je n’appréciais pas particulièrement le Maroc avant mon arrivée. Lors de mes visites dans la famille de mon mari, c’était souvent la même routine et je ne comprenais pas bien la langue, ce qui limitait mes échanges. À Casablanca, le fait que le français soit largement parlé facilite grandement l’intégration. J’avais aussi une idée préconçue sur la difficulté pour une femme de se faire une place, mais en réalité cela s’est avéré beaucoup plus simple que je ne le pensais.
En ce qui concerne la religion ?
On se sent vraiment apaisé là-bas. En tant que femme, je peux me promener couverte de la tête aux pieds sans que cela ne pose de problème. C’est un véritable bonheur d’entendre l’Adhan cinq fois par jour.
Cependant, il y a des réticences envers le voile, notamment de la part de certaines classes sociales aisées. J’ai eu quelques rejets, comme ce recruteur qui m’a vue arriver avec mon foulard. Je sais qu’il y a des endroits qui refusent les femmes voilées, comme certains hôtels. Heureusement, ces cas restent minoritaires par rapport à la France.
Budget, shopping & coût de la vie
Et le shopping à Casablanca ? Où fais-tu tes courses alimentaires ?
Pour les courses, la France me manque parfois, surtout pour certains produits spécifiques. Il y a Carrefour où l’on trouve la plupart des produits que l’on connaît en France, mais à des prix parfois élevés. J’apprécie aussi acheter des fruits et légumes frais au souk, une expérience bien plus agréable et authentique. Il y a de plus en plus de magasins à Casablanca, offrant une grande variété de produits.
Est-ce que la vie est chère au Maroc ?
Le coût de la vie au Maroc dépend largement du style de vie que l’on souhaite mener. Il est possible de trouver des logements abordables en faisant certains sacrifices, et les écoles offrent des options variées, du pas cher au plus coûteux. En général, les prix ne sont pas exorbitants. L’essence est bien moins chère qu’en France, et les loisirs peuvent être abordables (la forêt ou la plage sont gratuites). En revanche, les activités pour les enfants peuvent être assez chères.
Ses conseils & son bilan
Conseils aux futurs arrivants pour trouver du travail, s’intégrer, se faire un réseau ?
Facebook a été un excellent outil pour moi. Cependant, cela dépend beaucoup de la personnalité des gens. Je suis naturellement sociable, ce qui m’a permis de créer rapidement un réseau, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.
Pour le travail, il est essentiel de postuler activement, de frapper aux portes et d’exploiter son réseau. Les postes dans l’éducation ou en ingénierie sont particulièrement recherchés. J’ai rencontré de nombreuses personnes qui ont réussi à entreprendre à Casablanca. Le marché est favorable, bien que les démarches administratives puissent parfois être plus compliquées qu’en France.
Qu’est-ce qui te manque le plus de la France ?
Ce qui me manque le plus, c’est la famille de mes enfants. Ils ont beaucoup souffert de la distance. Je regrette également les pâtisseries et le fromage français (rires). Le niveau d’éducation en France est aussi supérieur à celui qu’on trouve actuellement au Maroc, mais j’espère que cela évoluera avec le temps, InchaAllah !
Les 5 raisons de s’installer à Casablanca
1. Climat agréable 2. Environnement religieux apaisant 3. Niveau de vie relativement accessible 4. Multiculturalisme enrichissant 5. Sens de la fraternité et de la solidarité
Les « PLUS » et les « MOINS » de Casablanca
Les plus : grande variété de commerces et services, beaucoup de choses à faire et à visiter, possibilité de vivre avec un budget raisonnable.
Les moins : problèmes de propreté, embouteillages fréquents, présence de pauvreté.
Merci beaucoup pour ton partage, Claire ! Si, comme elle, tu souhaites partager ton expérience de vie à l’étranger, n’hésite pas à remplir le formulaire de témoignage. Cela pourrait aider un grand nombre de personnes dans leur projet de hijra au Maroc ou ailleurs.
